Longtemps tabou et connoté en Occident, le massage est universel.
A travers le monde, les techniques et les approches de cette « manipulation » sont variées et leurs effets différents : tonifiant, relaxant, apaisant, énergétisant, équilibrant…
Le toucher est probablement la plus ancienne forme de thérapie naturelle. Certains auteurs affirment qu’il fait partie de nos gènes tant le geste de porter sa main sur une zone sensible et de la frotter est inné chez les humains. Pratiqué en Orient comme en Occident, le massage remonte à la nuit des temps. La Massothérapie moderne a simplement perfectionné et raffiné le geste primitif de toucher pour en faire une série de méthodes de prévention, de relaxation et de traitement.



Des textes et des illustrations démontrent que le massage faisait partie de la Médecine traditionnelle chinoise, vieille de 4000 ans, ainsi que de la médecine ayurvédique de l’Inde. En Occident, la pratique date de l’époque gréco-romaine. Chez les Grecs, passionnés par la beauté et l’éducation physique, le massage s’inscrivait dans la culture populaire. Il était de coutume, dans les gymnases et les palestres, de faire suivre un bain d’une bonne friction avec des huiles. Hippocrate (460-377 av J-C), le « père » de la médecine occidentale, l’utilisait comme méthode de traitement. Par contre, chez les Romains, le massage n’avait aucune connotation scientifique. Il se pratiquait dans les endroits publics (salles de repos, gymnases, ateliers de massages), mais ces lieux mal fréquentés se transformèrent en lieux de débauche, ce qui contribua à la mauvaise renommée du massage. Au Moyen Age et durant une bonne partie de la Renaissance, il fut proscrit par le clergé. On devra attendre la fin de la Renaissance pour que des médecins mettent de côté ces histoires anciennes et réintroduisent la pratique. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on voit apparaître le mot « massage » dans le vocabulaire français.
Toutes les formes du toucher sont perçues par la peau, le principal organe sensoriel du corps. chez l'embryon, le sens du toucher est le premier à se développer, et les bébés humains, tout comme les petits primates ou autres mammifères, s'épanouissent au contact de leur mère.
Dans le derme (la deuxième épaisseur de peau), des milliers de récepteurs spécialisés réagissent aux stimuli extérieurs - la chaleur, le froid ou la pression - en envoyant des messages au cerveau par le système nerveux. Un massage doux peut déclencher la libération d'endorphines, les analgésiques naturels du corps, et provoquer une sensation de confort et de bien-être. Un massage plus vigoureux peut aider à étirer des muscles tendus ou douloureux, ainsi qu'à assouplir les articulations, dans le but d'améliorer la mobilité.
Le massage peut aider à la relaxation, affectant directement les systèmes du corps qui régissent le rythme cardiaque, la pression artérielle, la respiration et la digestion. La sensation de bien-être qu'il procure peut faire baisser la quantité d'hormones de stress en circulation, tel le cortisol et la noradrénaline, aptes à affaiblir le système immunitaire. Psychologiquement, le massage atténue la tension et réduit l'anxiété ; les patients se sentent ainsi plus sereins et mieux équipés pour gérer le stress quotidien. En outre, le massage favorise la sensibilité à l'interaction du corps et de l'esprit, en rendant les patients plus responsable de leur bien-être.
La peau représente le plus grand organe de notre corps, et c’est par tout ce tissu que l’être humain entre en contact avec son environnement, d’où l’importance d’en prendre soin et de la respecter.
